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ESPR au 9 février 2026 : vêtements et chaussures invendus

Ce que les actes ESPR du 9 février 2026 ont changé pour les vêtements, accessoires vestimentaires et chaussures invendus, et pas encore pour le DPP.

· 6 min de lecture · InfoDPP

Pourquoi le 9 février 2026 compte

Le 9 février 2026, la Commission européenne a adopté deux actes liés à l’ESPR concernant les vêtements de consommation invendus, accessoires vestimentaires et chaussures.

Il s’agit d’un signal d’implémentation important. Mais il ne faut pas l’interpréter comme un jalon complet du Passeport Numérique de Produit.

Cette mise à jour a une double valeur pratique :

  • elle montre que le cadre ESPR entre dans une phase plus opérationnelle,
  • elle montre aussi que les règles sur la destruction et la divulgation ne sont pas les mêmes que les règles DPP.

Ce qui a changé le 9 février 2026

La Commission a adopté :

  • un acte délégué fixant des dérogations liées à l’interdiction de détruire des vêtements de consommation invendus, accessoires vestimentaires et chaussures,
  • un acte d’exécution fixant les détails et le format des informations à divulguer sur les produits invendus éliminés de ce même périmètre.

Autrement dit, le paquet de février porte sur la manière dont les entreprises doivent gérer certains produits de consommation invendus et sur la manière dont elles doivent divulguer ces informations. Ce n’est pas une règle finale de passeport produit pour l’ensemble du marché.

Quel périmètre produit cela couvre réellement

Ici, la précision du vocabulaire compte.

La mise à jour de février 2026 doit être lue à travers le périmètre précis suivant :

  • vêtements,
  • accessoires vestimentaires,
  • chaussures.

C’est plus précis que d’utiliser le raccourci large « textiles » pour tout.

Certaines entreprises du secteur textile sont concernées par ce paquet d’implémentation. Mais le périmètre juridique de ces actes est plus étroit et plus précis qu’une étiquette générique comme « textiles ».

Ce que cela change en pratique

Pour les entreprises concernées, les actes de février sont importants parce qu’ils rendent plus concrète une partie de la mise en œuvre de l’ESPR.

La lecture pratique la plus sûre est la suivante :

  • l’interdiction de destruction pour les produits couverts entre dans une vraie phase de conformité,
  • les obligations de divulgation disposent désormais d’un format de reporting plus concret,
  • les équipes produit, stock et conformité doivent clairement distinguer ces obligations de la planification plus large du DPP.

C’est exactement le type d’étape réglementaire qui mérite de l’attention, mais pas d’exagération.

Ce que les actes de février clarifient

Ces actes ne créent pas encore un modèle complet de DPP, mais ils clarifient plusieurs éléments pratiques de mise en œuvre :

  • l’acte délégué précise dans quelles situations justifiées la destruction de produits invendus peut encore être admissible, par exemple pour des raisons de sécurité ou en cas de dommage au produit,
  • l’acte d’exécution introduit un format standardisé pour la déclaration de données sur les produits invendus éliminés comme déchets ; il s’agit donc d’un format de déclaration, et non d’un format DPP,
  • ce format porte sur les informations que les entreprises doivent divulguer sur l’ampleur de l’élimination des produits invendus, et non sur les données du passeport de produit,
  • il ressort de la communication de la Commission que ce format de déclaration doit être appliqué à partir de février 2027, afin de donner aux entreprises le temps d’adapter leurs processus de reporting,
  • séparément, la même communication indique que l’interdiction de destruction pour les grandes entreprises s’applique à compter du 19 juillet 2026, car il s’agit d’une obligation différente du reporting lui-même,
  • ces dates sont donc différentes, l’une concernant l’application de l’interdiction de destruction et l’autre l’application du format de déclaration.

Ce que cela ne change pas pour le DPP

Les actes de février 2026 ne créent pas à eux seuls :

  • une obligation DPP transsectorielle finale,
  • un modèle complet de données passeport pour tous les secteurs,
  • un registre DPP public,
  • un standard final d’identifiant pour tous les groupes de produits ESPR,
  • une échéance DPP générale pour tout le marché textile.

Donc si une entreprise demande : « Est-ce que le 9 février 2026 signifie que l’ESPR DPP est désormais totalement arrêté ? », la réponse est non.

Il est cependant important de noter que des mandats DPP confirmés existent déjà en dehors du cadre ESPR : le règlement (UE) 2023/1542 sur les batteries fixe l’échéance confirmée la plus proche, puisque le passeport batteries devient obligatoire à partir du 18 février 2027 pour les catégories couvertes par l’article 77 ; le Règlement (UE) 2026/405 sur les détergents introduit le DPP à partir du 23 septembre 2029 ; et le Règlement sur la sécurité des jouets à partir du 1er août 2030. Ces obligations autonomes s’appliquent indépendamment du calendrier des actes délégués ESPR.

Pourquoi cela reste un signal de mise en œuvre important

Même s’il ne s’agit pas d’un acte DPP au sens strict, c’est l’un des pas d’implémentation confirmés les plus nets depuis l’entrée en vigueur de l’ESPR.

Cela compte parce que cela montre que :

  • la Commission passe du cadre juridique à l’exécution,
  • des règles sectorielles plus opérationnelles commencent à arriver,
  • les équipes doivent s’attendre à davantage de travail délégué et d’exécution dans le temps.

Il vaut donc mieux lire cela comme un signal important sur la mise en œuvre de l’ESPR, et non comme la preuve que toute l’infrastructure DPP est déjà complète.

Ce que les entreprises doivent faire maintenant

Si vous travaillez sur ces produits, les étapes raisonnables sont :

  1. Séparer clairement les chantiers — la conformité liée à la destruction et à la divulgation ne doit pas être confondue avec la planification DPP.
  2. Cartographier le périmètre produit exact — utiliser, quand c’est pertinent, le cadre plus précis des vêtements, accessoires vestimentaires et chaussures.
  3. Vérifier la préparation du reporting — évaluer si les équipes stock, ERP, RSE et conformité peuvent porter la logique de divulgation requise.
  4. Maintenir la préparation DPP — le paquet de février ne supprime pas le besoin de préparer identifiants, données produit et traçabilité pour les futures obligations DPP.
  5. Suivre les prochaines étapes d’implémentation — en particulier les actes délégués, les règles sectorielles et les travaux plus larges d’infrastructure ESPR.

Lire ensuite

Sources officielles


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